2008-2010

Textes prononcés pour le départ d’ Yves-Marie, à la fin de ses deux années de chef de troupe.

 

-Mon Cher Yves-Marie,

Comme le temps passe vite !

C’est déjà à ton tour de prononcer  tes adieux à cette Troupe à laquelle nous sommes tous tant attachés.

Cette nuit, alors que tu regarderas une dernière fois ce Ciel étoilé se dévoilant au dessus des arbres, alors que tu entendras le souffle du vent qui agite dans un bruit envoutant les arbres de cette forêt perdue de l’Aubrac, alors que tu regarderas ce feu crépiter dans l’obscurité de ton Kraal endormi, il faudra que tu te rappelles.

Que tu te rappelles de quoi ?

De ces premières années où tu as vite appris  que le cœur du scoutisme reposait sur l’apprentissage du sens du devoir, de ces temps douloureux que tu as si bien surmonté  et qui t’ont appris le sens de l’humilité, de ces moments précieux partagés aussi bien dans le froid et sous la pluie que sous la chaleur et un soleil de plomb qui t’ont fait connaître la véritable joie scoute.

Tout au long de ces années, tu as beaucoup reçu et c’est pour cela que tu as voulu donner.

Tu as alors participé avec d’autres à la création de cette Troupe en 2002, en tant que Chef de Patrouille, puis tu en es devenu assistant avant d’en être le chef durant ces deux dernières années.

Pendant deux ans tu t’es démené pour que notre Troupe soit imprégnée d’un véritable esprit scout, celui qui fait tomber les masques superficiels que le Monde tente de poser sur une jeunesse catholique déstabilisée,  et  permettre à  ceux qui t’étaient confiés de recevoir tout ce que le scoutisme peut apporter de meilleur à l’homme.

Tu l’as fait par passion et  par amour des valeurs scoutes mais aussi par fidélité à ceux qui t’ont tant apporté.

Yves-Marie, cette Troupe te doit aujourd’hui  beaucoup. Elle est devant toi pour te le dire une dernière fois.

Alors qu’une page se tourne pour toi, le roman de la Troupe Saint Martin ne s’arrêtera pas là. Forte de ce que tu lui laisses, elle continuera sous la direction d’Augustin, fidèle parmi les fidèles de la 7ème.

Lui comme toi et comme nous tous devant toi, nous savons que cette troupe et ses patrouilles ne nous appartiennent pas.  

Nous sommes humblement dépositaires de cette petite famille de cœur à laquelle nous appartenons  ou avons appartenu un jour, dans laquelle nous recevons aujourd’hui ou nous  avons tant reçu hier, et pour laquelle nous assumerons demain ou avons un jour assumé notre devoir de rendre ce qui nous a été donné.

Oui, tu peux partir tranquille, Yves-Marie, la flamme de Saint Martin continuera encore à brûler longtemps et dans quelques mois, elle t’accueillera avec les honneurs qu’elle sait offrir à ses illustres anciens.

Mon cher Yves-Marie, mon cher frère de cœur et de sang, les adieux à ceux que l’on aime déchirent l’âme, surtout lorsqu’ils l’ont fait si longtemps vibrer.

Comme je l’ai fait avec Jean et Pierre avant toi, il te faut désormais les quitter, tes p’tits gars de la 7, laisser derrière toi ce nid douillet qui a fait de toi un homme, et t’engager sur les chemins agités de la Vie.

Alors, si les larmes arrivent, laisse les venir et t’accompagner durant cette longue nuit où tu reverras défiler tes quinze années de scoutisme avant de ressentir fièrement au lever du jour  le sentiment heureux du  devoir accompli.     

Duc in Altum, Yves-Marie !

 Sois scout pour toujours !

Reste plus que jamais prêt, bien persuadé que ton seul honneur aujourd’hui est celui d’avoir été un grand serviteur de la Troupe Saint Martin.

 

 

Le 23 juillet 2010,

De  Paris, le cœur à La Boissonnade

Benoît SEVILLIA, CT de Saint Martin 2002-2004

  

  

  

  

  

-Yves-Marie,

 

Un soir de juillet 2004, voyant partir Benoit, chef de troupe fondateur de notre belle unité, tu as estimé qu’une troupe ne pouvait laisser partir celui qui durant deux année l’as guidé dans son pèlerinage terrestre sans lui rendre un dernier hommage.

 

Alors ce soir, accompagnée d’une poignée  d’Anciens, la troupe,  fidèle à la tradition que tu as initiée il y a six années,  n’a qu’une volonté, te remercier pour le temps consacré, l’énergie déployée et l’amour porté à la troupe Saint Martin et à chacun de ses membres, anciens et actuels.

 

Comment évoquer un si long parcours sans parler de tes discours enflammés ?

 

Combien de fois ta voix a-t-elle résonné au dessus des camps ? Il sera impossible pour nous de l’oublier. Pour nous autres scouts et chefs, elle nous incitait à continuer le chemin ; à grands coups de pieds dans le train s’il le fallait, tu essayais de nous enseigner la route à prendre.

 

Un soir, en t’adressant à  quelques uns de tes garçons la veille de leur promesse, d’une voix tremblante tu nous confiais : « j’ai fais un rêve », mais cette formule allait bien plus loin que la figure de style.

 

Tu distinguais des scouts fidèles à leur promesse et à la devise de Jeanne, « Dieu Premier Servi ! »,  servant la France, pays de leurs pères, et s’efforçant de la sortir du marasme dans laquelle elle se trouvait.

 

Ce soir là, comme les soirs de calme et de tourmente ou tu t’écriais d’une voix forte « debout ! » ; tu nous prenais sous ton aile, dans cette fameuse cape, qui malgré ses nombreux trous ne laissa jamais passer une goutte de désespoir,   tu nous transmettais ta volonté de voir renaitre notre société, dans laquelle Dieu serait au centre.

 

Mais n’étant pas utopiste, tes rangers trouées bien ancrées dans ce sol de France que tu aimes plus que quiconque, tu savais bien que cela n’arriverait que si chacun à son niveau accomplissait son devoir, car « c’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste de monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents ».

 

Notre troupe te doit beaucoup pour sa progression, pour son esprit ; ton attention particulière envers chaque scout aura marqué chacun d’entre nous.

 

« Plus le visage est sérieux plus le sourire est beau »…

 

Ton sourire qu’encadre cette barbe si fameuse, ton sourire reste dans nos yeux, car il reflète l’amitié, l’affection que tu portes  à chacun des scouts qui te sont confiés.

 

Alors que tu vis tes derniers instants de chef de troupe, regarde tes scouts reconnaissants qui ce soir souhaitent te dire un dernier adieu et remercier celui qui durant deux ans les a menés vers les plus hauts sommets avec l’aide des assistants d’hier, ceux d’aujourd’hui,  et les Cps qui ont conduit nos patrouilles, Gabriel, Geoffroy, Damien, Aurélien, Alexis et Baudouin.

 

Ton départ est suivi de celui de Louis-Marie, assistant quatre ans durant, charpentier de la maîtrise, professeur de sport de la troupe mais surtout infatigable compagnon, entièrement dévoué à ceux qu’il avait choisi de servir.

 

Tu nous quittes  à présent ; en te retournant tu verras la Longue Piste, cette marche de quinze ans, qui laisse des empreintes de géant sur le sol boueux.

 

Yves-Marie, scout, routier, assistant ou chef de  troupe, ta seule volonté fut d’être fidèle à notre devise : « Toujours prêt », prêt à servir !

 

Merci de nous avoir transmis cet esprit de service qui était pour toi une source intarissable de joie.

 

Nous pouvons alors prendre pleinement conscience de la valeur de ces mots de Bernanos, héritage que tu laisses à la troupe et à chacun d’entre nous :

 

« Etre capable de trouver sa joie dans la joie de l’autre, voila le secret du bonheur ».

 

 

La BOISSONADE, le 22 juillet 2010

Discours prononcé par Augustin NOËL,

Rédigé par Augustin et Gabriel NOËL

Et Pierre DEBAY

  

  

Textes prononcés par Yves-Marie à l'occasion de son départ de la troupe

 

 

 

 

 

 

- Chers scouts,

 

Au bout de 15 ans de scoutisme, lorsqu’il est temps de s’en aller, beaucoup de choses vous reviennent à l’esprit et quand vous vous dîtes que c’est votre dernier jour, vous ne pouvez vous empêcher de revenir en arrière et de regarder votre temps accompli.

Chers scouts de la troupe Saint Martin, ma vie jusqu’ici a été ponctuée par celle de la Troupe et parce que bientôt je n’aurai plus la même légitimité que ce soir, je souhaite vous parler encore de cette passion, de cette vie où le foulard jeune et vert m’a enchaîné. Ce sont des chaînes de vie et d’amour que j’ai porté, et combien je suis fier de les avoir porté. Depuis  4 ans , je les porte avec vous, pour vous ; pour apporter avec ma modeste personne tout ce qui m’a été donné à votre âge. Car le scoutisme est une grande chaîne que seul l’amour du prochain permet de perdurer. Seul vous pousse l’envie de servir ; seul vous pousse l’envie de connaître la joie d’apporter aux autres le bonheur. Seul vous pousse la joie de vivre cette amitié extraordinaire.

  Chers scouts, la pénombre qui vient troubler la lueur de vos torches, vous parle. Elle vous lance un appel : Scouts de la 7ème Le Chesnay, votre scoutisme est-il seulement un jeu ou un devoir qui vous lie à votre promesse ? Toute ma vie scoute, j’ai cherché à être fidèle à mon engagement. Souvenez-vous de toutes les joies, toutes les aventures traversées ensemble : nos week-ends, nos camps, nos visites, nos marches sont les preuves vivantes de tous ce qui nous unit. Vous pardonnerez les moments où j’ai peut être été dur avec vous, ceux où je n’ai pas su trouver les bons mots, ceux que vous attendiez. Votre joie a toujours été la mienne et ce soir, c’est un immense merci que je vous lance, surement sans le savoir, vous m’avez aidé dans ma tâche car vos sourires m’allaient droit au cœur, votre bonne humeur faisait mon ardeur et enfin votre soir d’amour du Bon Dieu, m’a toujours poussé à être plus exigeant avec moi-même, pour l’être en retour, avec vous, pour votre bien.

Depuis 8 années que la troupe existe, je ne l’ai quasiment pas quitté, je me suis attaché à elle comme deux frères peuvent être liés…. La 7 a été  ma raison de vivre je l’affirme, une seconde famille, celle qui m’a causé tant de préoccupations mais tant de joies surtout.

Voyez ; la présence nombreuse de nos Anciens durant ce camp, spécificité propre à Saint Martin, atteste de la force de l’amitié qui nous lie. Qu’ils soient ici très chaleureusement remerciés.

Mes chers scouts,

Merci d’avoir été joyeux, pleins d’entrain. Votre joie et plus particulièrement vos sourires ont été ma récompense. Je vous quitte avec un sentiment de fierté du devoir accompli, pour le bien de mes frères scouts. Allez les p’tits gars de la 7, il vous reste encore tout à découvrir, à approfondir, pour l’amour de la France, celui de Notre Seigneur par l’amour de votre prochain , par l’amitié ineffaçable que les camps créeront entre vous.

Soyez beaux dans la Fidélité, comme je vous ai connu et que Dieu vous garde.

 

Yves-Marie Sévillia

Laguiole, le 22 Juillet 2010

 

 

 

 

 

 

- Ma chère troupe, mes chers scouts,

 

Cette fois-ci, c’est bel et bien fini ! Dans quelques minutes, je rendrai à Augustin la totoche, symbole du chef, qui sonne la marche à suivre.

Que redire ? Qu’ajouter de plus à ce que je vous ai si souvent dit, clamé, dans des interventions plus ou moins fougueuses ?

A l’heure du départ, messieurs, je voudrais vous inviter à l’honneur et à la fidélité ! Oh je sais combien vous vous dites que ces mots sont bien grandiloquents et que, prononcés en de tels circonstances, ils n’engagent que celui qui les invoque !

Alors nous vous y trompez pas : « L’honneur, c’est le culte de notre propre excellence » dit St Thomas d’Aquin. Le culte de notre vraie valeur d’homme. Cultivez les qualités qui sont propre à l’honneur : la sincérité, le courage et la liberté. Vous êtes libre de vous engager, libre de témoigner, libre de plaire à Dieu. La fidélité, c’est rendre à chacun ce qui lui est dû ! Savez vous ce que vous devez à votre pays, vos parents, vos chefs ? Alors soyez fidèles ! Semper fidelis. Ne trahissez pas ceux qui vous ont fait et ce pour quoi vous êtes fait !

Alors il est temps pour moi de rendre à chacun ce qui lui est du. Dieu Premier servi, est celui à qui nous devons tout et sans vous dévoiler mon for intérieur, je rends grâce au Seigneur devant vous, pour l’immensité des bienfaits dont il m’a comblé à travers le scoutisme. Je rends hommage à Monsieur l’abbé Cayla qui m’a paternellement soutenu spirituellement et humainement, avec toute l’énergie que nous lui connaissons. Jean-Marie Sorlot et Erwan Clerc, pour le district du Chesnay qui permet l’épanouissement de notre si belle aventure. Christophe Rémusat, notre chef de groupe à qui je rends ici un hommage particulier car son départ met en avant tous les services rendus à la troupe et aux chefs  depuis qu’il est avec nous. Merci à l’ensemble des chefs, mes chers amis : Jean-Baptiste, Louis-Marie, Augustin, Tanguy, Valentin et Charles ; leur compagnie fut une joie, leurs conseils un secours et leurs compétences un soutien sans faille. Chefs d’hier et d’aujourd’hui, ma reconnaissance est immense. Je souhaite remercier mes chefs de patrouille : Gabriel, Geoffroy, Damien, Aurélien, Alexis et Baudoin ; ils ont emmené la troupe loin et leur investissement, leur amitié a été la grande joie de mes dernières années à la troupe. Mon dernier hommage, je le réserve à ma mère, qui m’a soutenu dans ma charge de chef de la plus belle des manières. Mère aimante, elle a été l’oreille attentive de tous mes soucis. Les mots traduisent mal ce que je lui dois. Aimez vos parents, messieurs, rendez leur l’amour qu’ils vous donnent. Aimez vos mères, dont l’amour vous berce  tous les jours, même ceux qui vous paraissent tempétueux…

J’ai entendu durant l’été, une parole de Saint Paul qui, de semaines en semaines, jusqu’à aujourd’hui, m’a paru prophétique, concernant notre troupe : « la détresse elle-même fait notre orgueil, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ;  la persévérance produit la valeur éprouvée ; la valeur éprouvée produit l'espérance. » La détresse, comme je le ressent, c’est mon départ, qui plein de nostalgie, me laisse quitter une famille de frères avec qui j’ai tant partagé de joies et d’aventures. La détresse, c’est cette patrouille du Renard qui voit son fanion rangé dans une malle poussiéreuse. Patrouille qu’Aurélien, à la suite de tant d’autres, a su mener avec beaucoup de talent . Détresse aussi de voir certains, nous quitter sans que nous comprenions pourquoi.

 Mais, chers scouts, chers amis, Dieu est bon ! A la suite de St Paul, nous avons transformé cette détresse en persévérance afin qu’elle se traduise par la vertu d’Espérance. Et la Providence fait le reste. Notre Espérance, ce sont Jean du Parc, Joseph de Castelbajac au séminaire. Notre Espérance, ce sont tous ces anciens qui reviennent dans les maîtrises, ceux qui prennent des responsabilités au Clan, ceux fondent des foyers. Notre Espérance, ce sont ces montés à la troupe ! Oui dans quelques instants, la patrouille du Renard ne sera plus, mais c’est temporaire, tant les montés sont importantes, au point que vous serez cette année plus nombreux que l’année dernière. Notre Espérance, ce sont tous ces fruits qui attestent du bien, du bon qu’il découle de l’enseignement de la 7ème Le Chesnay, depuis 8 ans.

Cette chaîne de vie, il vous appartient, chers scouts, de la perpétuer, de l’entretenir, de la chérir. Vous héritez d’un patrimoine immense, vous devez récupérer le flambeau et mettre tout votre cœur à faire perdurer l’esprit de la 7. Cet esprit de combat, mêlé de fantaisie, cet esprit de charité avec son zeste de folie. J’ai foi en vous ; je connais vos faiblesses, vos défauts, mais je connais surtout vos qualités, celles qui m’ont fait tant aimer ma mission de chef de troupe ; celles qui ont fait de vous des frères tant aimés.

Pour son règne, Dieu nous garde ! Que Dieu vous garde les p’tits gars de la 7, qu’il vous aide à tenir vos engagements, à être digne de votre promesse scoute. Que Notre-Dame des Eclaireurs vous protège et que Saint Martin vous guide jusqu’au chemin céleste, Celui où nous serons enfin de nouveau tous rassemblés pour l’éternité.

 

Yves-Marie Sévillia

Versailles, le 18 Septembre 2010

 

 

 

Chanson composée et chantée en l'honneur d'Yves-Marie, à l'occasion de son départ de la troupe.

 

 

Chant d'adieu pour Yves-Marie ( sur l’air « d’oh la fille » )

En Auvergne et sur les terres d’Alsace,                                  

Tu nous as conduits depuis 2 ans.                                                             

Un carnet de chants dans ta besace,                                                      

Le Poitou et Annecy en avant !                                                               

                                                                                                                  

6 ans scouts et quatre années de chef,                                                             

On fait de toi l’homme que l’on connait,                                        

Le pinard, le « saussback », la rangers                                                     

Ces choses que l’on oubliera jamais..

 

Ton entrain, ta bonne humeur géniale !

Ta voix portant par dessus les monts,

Ce soir une sortie triomphale,

Mais toujours derrière toi nous chant’rons.

 

Tes discours, ton amour de la France,

Qu’elle est belle la terre que nous aimons

Tu nous as transmis cette espérance,

Vers le ciel avec toi nous marchons

 

Aujourd’hui, tu nous quittes et tu pars

Pour voguer vers d’autres horizons,

L’émotion qui ce soir nous empare,

C’est pour te dire combien nous t’aimons.

 

 

Refrain : Oh Oh Oh,

Un grand merci !!

ne nous quittes pas

Yves Marie, adieu !!

Yves Marie, adieu !!

Ton sourire et ta barbe….                           

Ton visage restera dans nos cœurs !!

Oui dans nos cœurs

 

 

Refrain (der) : Oh Oh Oh !

Serre-nous la main

Une dernière fois

Autour du feu pensons

A ces années de joies,

Ces années, ces années

Où tu fus notre chef adoré!!

Oui adoré !

 

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